Poèmes primés 2016 : 2ème prix

L’AMOUR EST MAINTENANT

Chercheur de perle fine et richesse lointaine

J’ai voulu revêtir l’habit de capitaine

Et j’ai pris pour marin avant d’appareiller

Ces mots qu’avait conçus mon cœur émerveillé…

Je ne regrette pas d’avoir fait le voyage

J’ai vogué vers l’espoir et trouvé son sillage

Un soir où je n’ai vu que ta seule beauté

Qui donnait à la mer toute sa volupté…

Je suis venu mouiller dans la crique du Tendre

Là même où tu n’avais jamais cessé d’attendre

Ce poète des nuits perdu sur l’océan

Qui tanguait solitaire entre ciel et néant…

Quand ton baiser d’une douceur exquise

Se posa papillon sur ma lèvre conquise

J’ai su que ce jour là j’avais atteint le port

Et que mon univers changerait de décor…

Je n’ai pas découvert l’améthyste et l’amphore

Mais ta voix m’a guidé ainsi qu’un sémaphore

Et tu devins ma force et ma seule raison

Quand à l’aube naissante où brûlait l’horizon

Nous avons pris le large escortés des sirènes…

L’amour est maintenant la mer où tu m’entraînes

Et chaque nuit j’entends son doux bruit se mêlant

Dans les moments d’extase au cri du goéland…

JEAN-PAUL SILVANO

IL EST DES SOIRS

Il est des soirs feutrés qui glissent sans rien dire

Sur le canal du temps où vont les jours défunts

Si complices parfois qu’ils sont comme un sourire

Qui resplendit dans l’air où vivent des parfums…

Il est des soirs divins et proches du sublime

Intimes confidents de notre vérité

Aussi doux que la voix qui soudain les anime

Qui sont comme un appel à la sérénité…

Il est des soirs d’extase aux portes de l’ivresse

Où frémissent déjà les appels du désir

Où dans l’ombre naissante une main qui caresse

Effleure le bonheur qu’elle cherche à saisir…

Il est des soirs de rêve invitant au voyage

Où le bleu d’un regard tendrement esquissé

Entraîne avec délice au creux de son sillage

Un ineffable espoir qui sera glissé…

JEAN-PAUL SILVANO

HARMONIE

J’entends une musique égrenant dans le soir

Les notes d’un arpège en perles de rosée

Translucide et légère au matin déposée

Par une main divine auprès d’un ostensoir…

Ce sont là des moments de pure poésie

Que cisèle l’orfèvre au sommet de son art

Et que transcende ainsi le génie de Mozart

Pour troubler la Beauté en cet instant saisie…

Dans l’extase où frémit où vibre notre corps

Aux portes du sublime et de la nuit naissante

Se profile soudain l’image évanescente

D’Elvira Madigan dansant sur ces accords…

Ce bonheur absolu cette douce harmonie

C’est peut-être cela qu’on nomme volupté

Pour offrir à nos âmes un peu d’éternité

Le temps d’un concerto ou d’une symphonie…

JEAN-PAUL SILVANO

Écrit par le 10 Jan, 2017 dans Poème primé, Poésie | 0 commentaires

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