A travers une sélection d’une centaine d’œuvres Alain Bexon présentera un choix d’artistes qui ont été subjugués par les paysages du lac d’Annecy.
De Prosper Dunant (1790-1878) à Louis-Eugène Glasser (1897-1986), les œuvres de Firmin Salabert, d’Albert Besnard, d’André Charles Coppier, de Marcel Rieder et de bien d’autres égayent encore les pupilles contemporaines de leurs dessins, de leurs atmosphères, de leurs lumières et de leurs couleurs.
Le Conférencier
Alain Bexon, Annécien, membre effectif de l’Académie florimontane, est un descendant du peintre et architecte annécien Prosper Dunant.
Très jeune, son grand-père Jean Balleydier lui a fait découvrir le fond d’atelier de Prosper Dunant, c’est comme cela qu’est née sa passion pour la peinture de paysage et plus particulièrement pour la représentation des paysages de Savoie.
Il est l’auteur de plusieurs ouvrages sur la peinture alpine et a été commissaire de plusieurs expositions sur ce thème.
« Annecy et Le Bourget, lacs romantiques peints et dessinés par Prosper Dunant (1790-1878) » Ed. Itinera Alpina, 1998
« Les peintres et les Alpes. Du pittoresque au sublime » – collection « Les patrimoines » Ed. Le Dauphiné Libéré, 1999
« Annecy & la Savoie par un élève d’Ingres, Firmin Salabert (1811-1895) ». Paysages de Savoie et portraits. Ed. Itinera Alpina, 1999
Le lac d’Annecy par les peintres du XVe au XXe s. » Ed. Itinera Alpina, 2003
« Un peintre chez les chasseurs alpins », Pierre Comba 1859-1934 Ed. Itinera Alpina, 2006
« Souvenirs d’Annecy écrivains et peintres » Editions Itinera Alpina 2008, Etc.
Notre rentrée solennelle a eu lieu ce samedi 13 septembre au château de Montrottier, animé par François Demotz, professeur agrégé en histoire, qui nous a proposé une conférence sur les premiers comtes de Genève.
L’après-midi s’est terminée par un moment convivial sur la terrasse du château.
Manifestation organisée pendant les journées du patrimoine au château de Montrottier samedi et dimanche 20 et 21 septembre de 10 heures à 17 heures.
Reconstitution médiévale avec présentation de la vie quotidienne au Moyen- Age par l’association Viatores Oppidi et Alexandre Parent, Doctorant en histoire médiévale
Si vous n’êtes pas adhérent (et ne voulez pas l’être), vous pouvez acheter La Revue savoisienne au prix de 36€ à notre permanence du jeudi matin au 1 Esplanade de l’Hôtel de Ville de 9h30 à 12h. Vous pouvez également vous faire envoyer la revue en réglant par chèque bancaire à l’ordre de l’Académie florimontane en ajoutant les frais de port de 10€ ou encore par virement (36€+10€ soit 46€) effectué sur le compte : IBAN: FR76 3000 3035 7600 0500 0252 562 BIC-ADRESSE SWIFT: SOGEFRPP
• Directeur de publication : Bernard Premat • Assistants : Evelyne et Paul Refauvelet • Responsable du comité de lecture : Isabelle Bouvier
Dans le cadre des journées du patrimoine, avec pour thème national, architecture patrimonial, l’Académie florimontane a choisi de vous présenter le travail de Jean-Gabriel Mortamet, architecte du patrimoine, sur différents monuments d’Annecy pendant la période de 1970 à 1995.
Pour ce travail de présentation l’Académie a bénéficié des archives de l’architecte déposées dans ses locaux.
Cette exposition est visible dans nos locaux au 1 esplanade de l’Hôtel de Ville pendant les journées du patrimoine les samedi 20 septembre de 9h30 à 17h et le dimanche 21 de 9h30 à 12h.
Puis pendant notre permanence du jeudi matin de 9h30 à 12h jusqu’à la fin mai 2026.
Ce peintre britannique romanesque et haut en couleur, Joseph Mallord William Turner (1775-1851) s’est adonné à la peinture de paysage tout au long de sa carrière, d’abord inspiré par les peintres paysagistes classiques.
Grand voyageur il a parcouru toute l’Europe pour s’enrichir d’expériences multiples et variées des paysages et des phénomènes atmosphériques qu’il capture sur le motif. Ce grand peintre de la lumière, aquarelliste et de la peinture à l’huile, réussit à travers des tableaux fascinants, à représenter de façon amplifiée et exaltée, des évènements déchaînés arrivés en montagne, à la fois météorologiques, politiques et symboliques, où la lumière révèle un spectacle grandiose qui crève les nuages menaçants à la manière d’un vortex. A travers le pouvoir suggestif de la couleur, il a traduit les aspects des forces de la nature qui procurent des sensations fulgurantes marquant les esprits des spectateurs. Cette nouvelle conception de la beauté basée sur un sentiment d’admiration et de crainte : cette « beauté effrayante » créée une émotion contradictoire qui relève de la théorie philosophique du SUBLIME.
Derrière les murs les vestiges du clos savoyard dans les faubourgs d’Annecy
Pare-chocs contre pare-chocs, que ce soit pour la montée ou la descente, tous ceux qui empruntent l’avenue du Trésum aux heures de pointe savent que le temps d’attente sera long. Annecy, ville lac, ne dispose pas d’axes permettant le tour complet de son agglomération pour fluidifier la circulation dans cette partie sud-est. La route des Trésums ou du Trésum, son quartier sont la porte d’entrée de la rive gauche. Christian REGAT et Arnaud PERTUISET dans leur publication sur le palais épiscopal d’Annecy en donnent une définition[1]. Il est souvent admis qu’au sud du château d’Annecy, hors les murs, convergeaient trois chemins, l’intersection étant dénommée tréson. « Charles-Auguste de Sales donna une pieuse interprétation au mot tréson… Lorsqu’il s’installa définitivement dans son château en 1656, il choisit de la faire en la fête de la Sainte-Trinité sous la protection de laquelle il plaça la demeure. Au-dessus des portes il avait fait mettre l’inscription Tres in Unum qui devint l’étymologie officielle de Trésum »[2]. De plus, nombre d’érudits indiquent aussi que le mot Tresun est souvent mal orthographié Tresum ou Tresums. À côté de ce château un patrimoine rural, religieux, hospitalier et militaire densifie le coteau. L’édification du Grand Séminaire, entre1684-1688, participe au morcellement de cet espace à la faveur des jardins. Du point de vue strictement paysager, la forme dominante était celle de l’enclos étagé. Composé de murs de soutènement ou de clôtures, ces jardins faits de vignes ou de vergers ou de potagers enserrent des édifices qui sont autant de marqueurs dans la silhouette urbaine d’Annecy. Un réseau de venelles ou de chemins vicinaux irriguent les grands parcs. Ce principe de la terrasse arborée perdure jusqu’à la moitié du XXème siècle. Le clos savoyard et ses articulations paysagères resteront le fil rouge de cette présentation proposée autour du Grand Séminaire qui a fait l’objet d’un inventaire du patrimoine.
Conférence animée par :
Samir Mahfoudi, chercheur en inventaire du patrimoine bâti au service archéologie et patrimoine bâti du Département de la Haute-Savoie
[1] REGAT Christian, PERTUISET Arnaud, Le palais épiscopal d’Annecy, Société des amis du vieil Annecy, 2011, p. 49-50.
Le jeudi 12 juin, de bon matin, trente membres de l’Académie prenaient place dans un car de tourisme de la compagnie Loyet en direction de Grenoble.
Le thème de la journée, Grenoble et ses musées, en fait deux, le musée de l’ancien Évêché, le matin et après le déjeuner au restaurant, le musée des Beaux-Arts l’après-midi. Le tout situé dans le même secteur ce qui est bien pratique car tous les déplacements vers les points de rendez-vous se feront à pied !
Nous voici donc devant l’entrée du musée de l’ancien Évêché. Le titre de l’exposition qui nous est présenté : À l’assaut des châteaux forts ! Les archéologues racontent.
Situé dans le centre historique de Grenoble, l’ancien palais des évêques, édifice protégé au titre des monuments historiques, présente en sous-sol les vestiges archéologiques du baptistère qui nous plongent au cœur des premiers temps chrétiens et dans les étages le parcours permanent qui nous conte l’histoire des hommes et des femmes sur ce territoire de la Préhistoire à nos jours.
À la lumière de 50 ans de recherches archéologiques conduites sur les fortifications en Isère, le musée de l’ancien Évêché par l’intermédiaire de notre sympathique guide, nous propose d’aller à l’encontre d’un certain nombre d’idées reçues sur le château au Moyen Âge. Réduire le Moyen Âge qui s’étend sur plus de mille ans (du début du Ve à la fin du XVe siècle) aux seuls châteaux de pierre est une erreur ! Les archéologues se sont intéressés aux fortifications, des premiers sites fortifiés de hauteur de l’époque carolingienne aux maisons fortes, en passant par les châteaux de pierre, les bâties et les bourgs fortifiés. L’étude de ces sites renouvelle en profondeur la connaissance de cette période.
Le restaurant est à deux pas et le soleil aidant, déjeuner en terrasse avec un menu typique du Dauphiné.
15h30, c’est l’heure de se retrouver après une déambulation tranquille devant le musée des Beaux-Arts, pour la deuxième partie de notre programme.
Situé place Lavalette en plein cœur du centre historique, le Musée municipal des Beaux-Arts et des Antiquités est aussi bien connu pour ses collections d’art ancien que pour ses collections d’art moderne et contemporain.
Accompagné d’un médiateur pour mieux regarder et mieux comprendre les œuvres et les techniques, nous avons suivi le parcours de découverte de la collection du XXe siècle. Pour beaucoup d’entre nous ce fut une révélation, les questions furent nombreuses et les réponses toujours très documentées et accessibles.
C’est l’heure du départ, rendez-vous au car pour un retour sans problème de circulation, avec la sensation d’avoir passé une journée agréable et enrichissante.
Le château des Avenières a été construit de 1907 à 1913 dans une clairière du Salève pour une riche Américaine nommée Mary Schillito. Lorsqu’elle épousa Assan Dina, descendant des maharajas de Lahore, celui-ci transforma le château en une demeure ésotérique, ornant la chapelle de mosaïques illustrant les cartes du tarot. Il aménagea une ferme modèle, apporta l’eau aux hameaux qui en étaient dépourvus, construisit une centrale sur les Usses pour électrifier le canton de Cruseilles, et ouvrit une route de 25 km à travers le Salève.
Première femme membre d’honneur de l’Académie Florimontane, Mary Schillito fut ruinée par le krach qui secoua la bourse de New York en 1929 et dut revendre son château en 1936. Pendant la guerre, il accueillit des enfants juifs sous l’égide de la Croix rouge suisse, puis devint un collège à la montagne. Finalement, après avoir appartenu à un architecte qui rêvait de créer une ville dans le Salève, il est devenu le cadre incomparable d’un luxueux hôtel.