Conférence du 7 octobre 2026

Peut-on changer notre façon de penser la montagne ?
Conférence de Nathalie Hagenmuller et Claire Tyl

Mercredi 7 octobre 2026, espace Yvette Martinet à Annecy – 18 h

Penser notre rapport à la montagne, prendre en compte les changements qui l’affectent : ouvrir des pistes de réflexion, aborder des questionnements, témoigner d’engagements, faire partager des expériences de vie à travers un dialogue entre deux femmes vivant à et de la montagne. Avec Nathalie Hagenmuller, retraitée de l’enseignement et guide de haute montagne, et Claire Tyl, professeur agrégée d’histoire et de géographie.

Catherine Destivelle

Conférence du 3 juin 2026

L’énigme de l’inscription romaine de Dingy-Saint-Clair
Conférence de Henri Comte

Mercredi 3 juin 2026, Château de Montrottier – 18h

Henri Comte se propose, dans cette conférence, de ré-interroger l’interprétation généralement admise de la fameuse inscription romaine de Dingy-Saint-Clair. Selon cette interprétation elle indiquerait que la voie romaine existante à cet endroit serait l’œuvre d’un riche citoyen romain désireux d’améliorer la desserte interne de sa grande villa. Il s’agirait donc d’une voie privée.

Le propos de la conférence va consister, dans un premier temps, à déconstruire cette interprétation en montrant sa fragilité sur les terrains de l’épigraphie, de l’archéologie et du droit. Il s’attachera ensuite, dans un second temps, à proposer une nouvelle hypothèse, radicalement différente.

L’ouvrage réalisé par Lucius Tincius Paculus serait d’initiative publique et non privée et sa finalité d’améliorer, ponctuellement, une grande voie antique pré-romaine reliant Albertville à Genève.


Henri Comte
Membre effectif de l’Académie florimontane et ancien membre du Comité.
Historien de la Savoie.
Ancien professeur honoraire de droit à l’université Lumière – Lyon 2.
Promoteur de la numérisation des sociétés savantes de Savoie pour la BnF.
Passionné par l’histoire de Talloires et auteur de plusieurs articles sur cette ville, ainsi que, entre autres, du livre « Les bibliothèques publiques en France ».

Conférence du 6 mai 2026

Genèse géologique du lac d’Annecy
Historique et nouveautés des connaissances
Conférence de Michel Meyer

Mercredi 6 mai 2026, Salle Yvette MARTINET- 18h

Le lac d’Annecy a été créé par trois vallées glaciaires formées il y a 60 000 ans au Quaternaire, par l’usure et le passage des glaciers. À cette époque, plus de 900 mètres d’épaisseur de glace ont recouvert Annecy et sa région. Il y a 15 000 ans, le climat se modifia à la période de Würm. La glace fondit rapidement par la hausse des températures, les matériaux poussés par les glaciers se déposèrent et les eaux prirent la place libérée pour constituer un lac de retrait glaciaire plus grand qu’aujourd’hui. Il était élevé de 13 mètres de plus : il allait de la Balme-de-Sillingy à Saint Férréol et recouvrait les hauteurs de Saint-Jorioz. Mais les affluents ont amené au fil du temps des sédiments qui ont comblé le lac et ainsi réduit sa profondeur, donc son niveau d’eau, lui donnant ainsi sa forme actuelle. La sédimentation continue et on sait que dans quelques milliers d’années le lac d’Annecy n’existera plus.

Michel Meyer est ingénieur géologue diplômé de l’ENSG (École Nationale Supérieure de Géologie de Nancy) et membre de la SGF (Société Géologique de France). Au retour de plusieurs expatriations (Brésil, MoyenOrient, Afrique,…), il s’installe à Veyrier dont il devient Maire-Adjoint (2008-2014) en charge des Risques Naturels et du Développement Durable. Il est aussi « membre effectif » de l’Académie florimontane, et s’intéresse de près à l’Histoire de la Haute-Savoie, tant sous ses aspects historiques que géologiques.

Conférence du 1er avril 2026

Le président Antoine Favre
Conférencier : Laurent PERRILLAT

Mercredi 1er avril 2026, Espace Yvette Martinet à Annecy – 18h

Antoine Favre (1557-1624) est sans doute le plus fameux jurisconsulte des anciens États de Savoie. On découvrira dans cette conférence son parcours hors normes, qui l’a mené jusqu’aux plus hauts postes de la magistrature, sous le règne de Charles-Emmanuel 1er, son œuvre juridique, dont le monument le plus important est le Code Fabrien, et aussi ses publications littéraires, en latin et en français. Sa renommée s’étend bien au-delà de la Savoie puisqu’il a profondément marqué le renouveau des études juridiques et que son code a été utilisé jusqu’au XIXe siècle. Contemporain et ami de de saint François de Sales, il a participé à la création de la première Académie florimontane.

Laurent Perrillat
Archiviste paléographe
Docteur en histoire de l’université de Paris-Sorbonne
Président de l’Académie salésienne – Conservateur en chef des bibliothèques


Conférence du 4 mars 2026

La résistance pluriséculaire opposée par les membres du clergé catholique à l’interdiction d’exercer la pharmacie comme s’ils étaient pharmaciens
Conférence de Pierre Labrude


La vocation charitable de l’Église catholique la conduit depuis des siècles à porter secours aux malades et aux indigents. À l’époque des monastères, le frère infirmier, qui est également médecin, pharmacien et herboriste de la communauté, exerce aussi son activité au profit des habitants du voisinage. Plus tard, dans les villes et dans les campagnes, les prêtres et les religieuses, en particulier celles des hôpitaux et des maisons de charité, préparent des médicaments. Certains sont vendus à la population de la ville et du village. Cette pratique est pourtant interdite, mais cette interdiction n’est pas respectée. Les prêtres ne tiennent pas compte des interdits pour des raisons philosophiques tandis que les religieuses ont besoin des revenus apportés par ces ventes pour faire fonctionner leurs maisons hospitalières. Au XIXe siècle, lorsque les médecins et les pharmaciens se défendent contre ces exercices illicites et concurrents, les procès n’ont que peu de portée en raison de l’imprécision des textes et des variations de la jurisprudence. Les sœurs détiennent presque partout la responsabilité des pharmacies des hôpitaux, et les textes relatifs à la présence d’un pharmacien diplômé ne sont pas suivis par les commissions administratives pour des raisons financières. Ce n’est qu’au XXe siècle que la législation et la règlementa.on définissent avec précision la nature juridique du médicament cependant qu’une loi sur la pharmacie se substitue en 1941 à celle qui avait cours depuis 1803. Ces textes, auxquels s’ajoutent une plus grande difficulté qu’auparavant à faire de la publicité en faveur du médicament, et une plus grande surveillance des exercices professionnels par les autorités administratives, finissent par mettre un terme à cet exercice pharmaceutique pluriséculaire, controversé et illicite.

Conférence du mercredi 4 février 2026

LE  TOURISME  EN  HAUTE-SAVOIE

D’APRÈS LES GUIDES DE VOYAGE

Conférence de Jacques PERRET

Mercredi 4 février 2026 – 18H – Espace Yvette Martinet – 74 ANNECY

Le tourisme en Haute-Savoie est né à Chamonix au milieu du XVIIIe siècle. Les premiers guides de voyage ont concerné cette vallée, qui est rapidement devenue célèbre dans toute l’Europe et a connu une fréquentation croissante. Durant toute la première moitié du XIXe siècle, l’excursion à Chamonix a été rattachée aux guides de voyage décrivant la Suisse, tels que les guides Murray en Angleterre, les guides Baedeker en Allemagne et les guides Joanne en France. La seconde moitié du XIXe siècle voit l’émergence de guides touristiques concernant d’autres sites de la Haute-Savoie, avec la vogue croissante des stations thermales et l’attrait touristique de la vallée de Sixt ou de la région d’Annecy ; c’est aussi à cette période qu’apparaissent les premiers guides destinés aux alpinistes. Toutes ces publications ont exercé une influence déterminante sur la fréquentation touristique de la Haute-Savoie jusqu’au début du XXe siècle.

Jacques PERRET, vice-président de l’académie du Faucigny et membre associé de l’Académie florimontane et de l’académie de Savoie, est un spécialiste des livres et gravures sur la montagne. Il est l’auteur de plusieurs ouvrages : Guide des livres sur la montagne et l’alpinisme (1997, réédition en 2022), Regards sur les Alpes (2011), Le Mont-Blanc vu par les peintres (2016), Mont-Blanc, le regard des peintres (2025), et de nombreux articles et publications sur ces sujets.

Conférence du mercredi 7 janvier 2026

Espace Yvette Martinet à Annecy – 18h
Conférencier : Stéphan DÉGEORGES
« La référence en architecture »

L’architecture est une discipline dont l’expertise s’acquiert par un cheminement long conduisant de la formation initiale vers un enrichissement permanent offert par l’exercice régulier de la pratique.

Cependant, vivre l’architecture ne doit exiger aucun pré requis. Nous sommes tous légitimes à apprécier les espaces, les ambiances, les qualités des lieux selon nos propres sensibilités. Chacun dispose intrinsèquement de son propre système de référence qui, par essence, est justement fondé.

L’architecture concerne, de fait, de la même manière, les spécialistes comme les néophytes. Sur quelles bases s’établissent alors les termes d’une culture partagée entre les penseurs et les usagers des édifices et de la ville ? C’est-ce que nous allons tenter de découvrir maintenant.

Présentation de Stéphan Dégeorges

Directeur du CAUE d’Annecy depuis 2023

Diplômé architecte en 2008

Précédemment responsable du pôle Architecture, Villes et Territoires, il développait et animait le réseau des Architectes-conseils sur l’ensemble du département de la Haute-Savoie. Sa fonction consistait, par ailleurs, à proposer des actions de sensibilisation et de formation à l’intention des architectes, des élus et des techniciens des collectivités locales sur les thématiques de l’aménagement du territoire, de l’architecture et du paysage.

Par ailleurs, il est responsable légal du projet VADEME qui vise à développer des innovations par l’intermédiaire des projets collaboratifs entre partenaires publics et privés.

Faire un don